Si vous pensez que 120/80 est la tension artérielle idéale, vous vous trompez : de nouvelles recommandations modifient la perception de ce qui est sûr.

La pression cible n’est pas exactement la même pour tout le monde.

En matière de traitement, les recommandations européennes visent à atteindre une pression artérielle systolique comprise entre 120 et 129 mmHg chez la plupart des adultes, si cette baisse est bien tolérée. Chez les personnes âgées fragiles, celles souffrant de vertiges fréquents ou de certaines maladies chroniques, le médecin peut opter pour un objectif individualisé et moins strict.

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De plus, en cas de diabète, une seule limite ne peut être appliquée indépendamment des autres circonstances. Le diabète, associé à l’hypertension artérielle, accroît le risque de lésions des vaisseaux sanguins, du cœur et des reins, mais le médecin doit adapter les valeurs cibles à chaque patient. Il est donc inexact d’affirmer qu’une certaine combinaison de valeurs détruit les organes « deux fois plus vite ».

Une basse pression n’est pas forcément un problème.

On considère généralement qu’une tension artérielle basse se situe en dessous de 90/60 mmHg. Cependant, certaines personnes en bonne santé peuvent présenter une tension basse depuis longtemps sans aucun problème. Une chute brutale de la tension, accompagnée de faiblesse, de vertiges, de troubles de la vision, de confusion ou d’évanouissement, est particulièrement inquiétante.

Cela dépend donc non seulement du nombre lui-même, mais aussi de l’apparition éventuelle de problèmes et de l’écart significatif entre les valeurs et l’état habituel de la personne.

On ne peut pas se fier aux symptômes de l’hypertension artérielle.

 

 

 

 

L’hypertension se manifeste souvent sans symptômes apparents. Une personne peut se sentir en pleine forme, pourtant l’augmentation progressive de la pression artérielle exerce une pression excessive sur les vaisseaux sanguins, le cœur, les reins et d’autres organes. Le seul moyen fiable de la détecter est de la faire mesurer régulièrement.

Les maux de tête, la fatigue, les bourdonnements d’oreilles, les palpitations ou les saignements de nez peuvent avoir de nombreuses autres causes et ne doivent pas être utilisés comme test de diagnostic à domicile pour l’hypertension.

Une situation grave peut survenir si le tensiomètre affiche de façon répétée une valeur supérieure à 180/120 mmHg et que, simultanément, apparaissent des douleurs thoraciques, un essoufflement, une faiblesse ou un engourdissement d’une partie du corps, des difficultés d’élocution ou une modification soudaine de la vision. Dans ce cas, il est conseillé de ne pas attendre une amélioration spontanée et d’appeler les services d’urgence au 155 ou au 112.

L’alimentation peut aider, mais elle ne remplacera pas les médicaments.

La betterave, l’ail, les bananes, les légumes verts à feuilles ou le cacao de bonne qualité peuvent s’intégrer à une alimentation variée. Toutefois, il est inexact de les considérer comme des remèdes naturels aux effets immédiats et garantis. Les réactions individuelles varient et aucun aliment ne peut se substituer efficacement à un traitement prescrit.

Ce qui importe le plus pour la tension artérielle, c’est l’hygiène de vie : limiter sa consommation de sel et d’aliments transformés, manger beaucoup de fruits, de légumes et de fibres, pratiquer une activité physique régulière, maintenir un poids santé, ne pas fumer et limiter sa consommation d’alcool. L’Organisation mondiale de la Santé recommande aux adultes de consommer moins de cinq grammes de sel par jour et de pratiquer au moins 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine.

Un apport élevé en potassium peut ne pas convenir à tous, notamment en cas de certaines affections rénales ou de prise de certains médicaments. Il est donc conseillé de consulter un médecin avant d’apporter des modifications importantes à son alimentation ou de prendre des compléments alimentaires.

Comment mesurer correctement sa tension artérielle à domicile

Utilisez un tensiomètre validé avec brassard. Asseyez-vous tranquillement pendant au moins cinq minutes avant la mesure, les jambes décroisées, et placez votre bras à peu près à la même hauteur que votre cœur. Le brassard doit être appliqué directement sur la peau et vous ne devez pas parler pendant la mesure. Des mesures répétées sont plus pertinentes qu’une mesure isolée.

Notez les mesures et, si les valeurs sont constamment élevées, montrez-les à votre médecin traitant. Celui-ci pourra déterminer si une surveillance accrue et des changements de mode de vie suffisent ou si des examens et un traitement plus approfondis sont nécessaires.

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